Pas gagné
HOUELLEBECQ Vs. SARKOZY : LA GUERRE DES MERES AURA BIEN LIEU
Lucie Ceccaldi, alias mémé Houellebecq, rentre dans le maigre lard de son fils Michel par voix de librairie. Pendant ce temps Andrée Sarkozy, mère de… je ne sais plus qui, dévoile l’enfance d’un chef dans une interview télé.
C’est marrant comme on s’imagine spontanément qu’un mère élève son fils au-delà d’elle-même. Comme on pense que les plus grands hommes, les artistes les plus importants sont le fruit d’un amour maternel inconditionnel qui les porte vers des sommets qu’aucune autre mère n’aurait envie d’atteindre vu le sacrifice émotionnel et le poids sur la tête du gosse. C’est marrant comme s’est compliqué la psychologie maternelle, en fait. Comme on se plante.
Mais si l’on pense que c’est l’amour d’une mère qui fait un grand homme, on se trompe. Pas le goût du pouvoir non plus. C’est une façon de justifier une éducation. D’expliquer les actes des enfants à leur place. De livrer un secret commun qui en scotchera plus d’un. C’est une certaine vision de la vie, qui s’exprime dans des détails qui ne trompent pas.
Ainsi quand Mémé Houellebecq raconte (dixit) “Quel parent n’a jamais dit de son fils que c’était un p’tit con ?”, on devine que ses femmes- là ont effectivement éduqué leurs enfants dans le même moule, et éprouvent aujourd’hui le besoin de s’en justifier.
Allez, tout le monde se casse maintenant.
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